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Mon regard de peintre
par Sophie Sarda-Légaré
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Pourquoi des failles : L'envie de laisser chacun voir ce
qu'il veut. Le plaisir de suggérer un début, d'amorcer
une piste et de laisser le spectateur faire le reste du chemin
Pour moi, la faille est une ouverture, porteuse de vie. Si l'on
y regarde à deux fois, elle peut même receler la lumière.
Invitation au voyage intérieur : La faille ne se
livre pas au premier regard. Elle invite à un retour, à
une contemplation, à une découverte. Ce rapport entre
le créateur et l'amateur m'intéresse et me satisfait
beaucoup.
Satisfaction de peintre : Une peinture est un sourire. Aussi,
lorsqu'une de mes toiles inspire, jour après jour, un regard
ou du plaisir, le but est atteint. Je peins pour m'exprimer, je
déteste donc garder mes uvres. L'art exige d'être
deux. C'est alors que tout prend son sens.
Plaisir de l'acte de peindre : Trouver le fil conducteur
d'une toile est toujours un moment fort. Alors, la créativité
se débride, c'est fulgurant ! Le quotidien perd de son importance
et passe après le fait de peindre. Peindre, c'est comme d'être
amoureux : un souffle sur les braises qui dorment en nous. Et le
bonheur du réveil de la flamme est indescriptible
Le pas du non-figuratif : J'aime être à cheval
entre ces deux mondes. Après la rigueur du dessin académique,
le non-figuratif ouvre la porte à l'aventure. Chaque uvre
peut nous conduire dans un cul-de-sac ou au paradis ! La réussite
ou l'échec importent peu. Ce qui compte, c'est l'aventure.
Et le sentiment de liberté : on peut changer de cap en cours
de route, au gré des matières, des couleurs et de
la lumière.
Echec du peintre : Une toile mièvre ou sans âme.
Réussite picturale : Une uvre qui fait rêver
chacun à sa façon. Que tout ne soit pas révélé
en un instant.
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